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Attention :
La carte servant à l'illustration
du texte présente parfois des différences dans le
positionnement des troupes avec le texte, nous n'avons volontairement
pas corrigé le texte pour mettre en évidence ces
différences.
Toutefois, pour
plus de clarté, le nom des communes citées a été adapté à l'orthographe
actuelle.
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26
juin 1794, 2ème victoire française
Deux « petites » victoires à Mouscron
et à Tourcoing, ont donné faim à la France.
Elle qui veut pour survivre exporter sa révolution, voit une opportunité s’ouvrir
dans le nord de la France.
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Qui
plus est, la France, sa convention nationale du moins, a décidé d’acquérir
une frontière naturelle avec le Rhin.
La conquête de la Belgique s’impose donc et c’est l’armée
Française de Sambre et Meuse, aux ordres du général
Jourdan, qui en est chargée. |
Mais
l’armée
Austro-Hollandaise, aux ordres du général Allemand de
Saxe-Cobourg, veille et s’est installée tout prêt
de la Sambre.
La position de Cobourg est défensive.
Il s’est déjà fait battre à deux reprises par
les hommes de la révolution. Ces troupes dépenaillée,
si facile à plonger dans la panique en certaines secondes, sont
capables d’un entêtement admirable en d’autres instants. |
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Cobourg tient la Sambre,
mais par deux fois déjà l’armée française
du général Jourdan a essayé de prendre une tête
de pont sur la rive droite de la Sambre.
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« Nous trouvâmes
au pied du moulin le général Jourdan et le représentant
Saint-Just en grande conférence ; ce dernier me parût
un jeune homme d’une figure assez douce, peu imposante,
sur le front duquel perçait quelque inquiétude… » Selle
de Beauchamp, Souvenirs, P 47 – Aquarelle sur papier
de F DE MYRBACH extraite de l’ouvrage « Les
aérostats aux armées de la République d’après
de Selle de Beauchamp », Paris, 1896.
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Par
deux fois, les français ont été repoussés et on commence à s’impatienter
du côté des «politiques».
Des officiers ont déjà été arrêtés
et guillotinés pour manque d’enthousiasme vis-à-vis
de la cause révolutionnaire et l’on a expédié des «représentants
en mission» de la Convention dans les armées.
St-Just, accompagne donc l’armée de Sambre et Meuse. |
Le troisième essai
aura été le bon. Les troupes françaises prennent pied
sur la rive gauche de la Sambre. Il s’agit que d’une tête
de pont, assez semblable à ce que pourrait être un débarquement,
mais la position est solide.
En effet,
les français
ont réussi à prendre la forteresse de Charleroi et ont organisé leur
défense très en avant de la position, se conservant ainsi
la possibilité d’un recul progressif.
L’armée
aux ordres de Jourdan est répandue en croissant autour de Charleroi
et s’appuie sur la Sambre par ses deux ailes.
La droite de l’armée
française se trouve à Lambusart, dans les bois Copiau.
La gauche est positionnée à Landelies.
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Le
centre, que tient Morlot, s’avance au-delà de Gosselies. |
A
sa droite, la division du général Marceau s’étend de Velaines à Wanfercée. |
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Un
peu en arrière,
et sur la gauche de Fleurus, on trouve le général Lefebvre. |
Championnet occupe
Heppignies. |
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Le
général
Kléber est installé en avant du moulin de Jumet (gare
TEC) et du village de Courcelles. |
La
division de Montaigu est retranchée dans Trazegnies.
NB : La division Muller, présente sur la carte, le
participa pas à la bataille, elle fut expédiée
vers Maubeuge avant le début des combats. |
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Une
brigade, aux ordres du général Daurier forme la réserve de
l’aile gauche et se trouve en avant de Landelies, derrière
Fontaine-l’Evêque sur les hauts de Leernes . |
La
division du général
Hatry est postée en réserve à Ransart et un corps
de cavalerie avancé, aux ordres du général Dubois,
est éparpillé entre Ransart, Soleilmont, Wangenies et
près du bois Lombu de Gosselies. |
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Jourdan a installé son
quartier-général en avant de Jumet, sur la chaussée
entre Charleroi et Gosselies.
Les français ont
remarquablement organisés leur défense. Le terrain est défendu
en profondeur et repose sur des retranchements et des redoutes garnies
d’artillerie.
Ce dispositif a été conçu pour répondre au type
d’attaque que l'on attend de la part des autrichiens. Ainsi, plutôt
que concentrer ses forces, l'armée françaises les a réparti
sur le pourtour de sa "tête de pont".
En ce qui concerne l'armée autrichienne, son aile gauche occupe les
hauteurs de Boignée, de Tongrinnes, et du Point-du-Jour à Sombreffe.
Le centre de cette armée se trouve schématiquement le long de
la chaussée romaine (chaussée Brunehaut) entre Brye et Wagnelée.
La droite s’étend depuis Chapelle-lez-Herlaimont jusqu’à Anderlues.
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Cette armée
est divisée en cinq grand corps, l’attaque se fera simultanément
sur toutes les positions françaises.
La première
division, la droite de l’armée Autrichienne, se trouve
sous le commandement du prince d’Orange et du général
Latour.
Elle a ordre de se diviser en trois colonnes au moment de l’engagement.
Sa mission est de prendre les postes de Trazegnies, Fontaine-l’Evêque
et des bois du Monceaux-sur-Sambre.
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Le
deuxième
corps Autrichien se trouve à la droite du centre de l’armée
Autrichienne.
Cette force, aux ordres du général Autrichien
Quasdanovich, doit s’étendre sur la grande route de Bruxelles à Charleroi
et prendre les villages de Frasnes-les-Gosselies, Mellet, Wayaux
et Gosselies. |
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Le
troisième
corps Autrichien se trouve à la gauche du centre de l’armée.
Il était commandé par le général d’artillerie
comte de Kaunitz
Ce groupement est réparti en deux «lignes», la seconde
formant la réserve. Ce corps a pour objectif de foncer entre
Mellet et Fleurus et de s’emparer d’Heppignies. |
Le
quatrième
corps, le moins puissant, va travailler en appuyant sa droite sur la
gauche du troisième corps. Le prince Charles, général
Autrichien, le dirige. Son objectif est Fleurus. |
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La
mission assignée
au cinquième corps - marcher sur Charleroi par Boignée,
Baulet et Lambusart pour ravitailler la ville - est sans objet puisque
la place de Charleroi est tombée la veille, mais les autrichiens
l’ignorent. |
Le
cinquième
corps est divisé en trois colonnes :
La première, à gauche, est conduite par Beaulieu, d'origine
belge puisque né à Jodoigne (près de Namur).
La deuxième colonne au centre, aux ordres du général
Zapf.
La troisième colonne enfin, commandée par le général
Schmertzing. |
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Cobourg, qui commande
l’ensemble de cette armée a installé son quartier-général
en avant de Saint-amand, entre ce village et Saint-Fiacre.
Plusieurs petits détails vont jouer leur rôle dans les événements à venir.
Ainsi, la cavalerie autrichienne est plus nombreuse mais également mieux
formée que son équivalent français, tandis que l’artillerie
française se révélera « formidable » et « bien
servie ».
Un autre élément va jouer un rôle durant la bataille.
Pour la première fois dans l’histoire militaire un ballon captif,
placé à Jumet, va observer les mouvements de l’ennemi pour
le camp français. Cet encombrant allié n’aura qu’un
petit rôle dans la tactique française durant cette journée,
mais elle gênera considérablement les autrichiens qui auront l’impression,
largement fausse, d’être incapable de bouger sans être vus.
Quoi qu’il en soit,
les deux armées désirent le combat.
Le 26 juin, à la pointe du jour, elles s’avancent.
Des deux côtés les hostilités commencent par un tir d’artillerie
qui se prolonge durant toute la matinée.
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A
l’extrémité gauche
du champ de bataille, le prince d’orange, à la tête
de la première colonne de la première division, s’empare
du calvaire d’Anderlues, de Fontaine-l’Evêque et
s’enfonce jusqu’au château de Vespe à Leernes.
Sur sa route, il y a la brigade du général Daurier, mais
il a bien l’intention de la balayer de son chemin. |
La tactique choisie
par les français implique une très grande dispersion des
troupes, elle permet une occupation maximale du terrain mais au travers
d' unités plus petites.
Or, les troupes autrichiennes disposent en cette seconde de la supériorité numérique
locale.
Si, dans un premier temps,
le plan du Prince d'Orange semble parfaitement fonctionner, le plus dur
reste à faire. Il lui faut maintenant faire sa jonction avec les deux autres
colonnes de son armée à Roux.
Effrayés
par le nombre, les Français sont tout prêt d’abandonner
le village qu’ils défendent, mais une brigade, celle du
général Montaigu, est "envoyée à leur
secours". L’arrivée de ces troupes, qui mettent les
chiffres en équilibre, rassure les avant-postes français
qui tiennent.
C’est l’unes des autres particularités de la tactique
française.
Si les unités de première ligne sont sur le point d'être
submergées, les postes adjacents peuvent les soutenir. On n'est
pas loin en somme de la ligne Maginot.
Incapables
de prendre les postes de face, les autrichiens tentent de les attaquer
de flanc sans plus de succès
Les cavaliers autrichiens ont beau charger, l’artillerie française
les tailles en pièce à la mitraille.
Après
de lourdes pertes, dégoûté le prince d’Orange
renonce à l’attaque et se retire sur Forchies.
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Si la
tactique française à ses
avantages, elle a aussi ses inconvénients, pour se porter au secours
de Daurier, Montaigu a été obligé des dégarnir
ses propres défenses.
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A
peu prêt
au moment ou le prince d’Orange lançait son attaque, les
deux autres colonnes du premier corps de l’armée Autrichienne,
commandées par le général Latour, ont franchi
la rivière Piéton pour s'avancer entre le bois de la
Gloriette et la Cense de Mont-à-Gouy située entre les
villages de Piéton et Gouy-lez-Piéton.
Les deux colonnes se couvrant l’une l’autre se sont avancées
vers Trazegnies.
L’attaque des positions françaises commence par un pilonnage
intensif qui ne cesse que lorsque les troupes à pied s’avancent.
Malgré une défense acharnée, Montaigu est contraint
au recul. |
Montaigu, sans autre
ressource pour inverser le cour des événements, ordonne à sa
cavalerie de charger les Autrichiens.
Elle s’élance avec rapidité. Les autrichiens, qui ne s’attendaient
pas à cette réaction, hésitent et arrêtent leur
marche.
Ce léger moment
de flottement suffit à l’infanterie française pour
se ressaisir. Se regroupant, elle contre-attaque, bouscule ses adversaires
et reprend la place qui lui avait été assignée dans
la défense française.
L’exemple de la cavalerie Française a ranimé le courage
de l’infanterie mais ce premier choc fait mesurer l’état
d’esprit «fluctuant» des troupes françaises.
Comme cela était à prévoir, le succès français,
dont Montaigu se félicitait déjà, n'est
que momentané.
Témoin
du désordre provoqué par la cavalerie française
dans ses rangs, le général Latour a appelé sa
réserve à son secours et repris son attaque.
Le choc de
ces nouvelles troupes est si puissant que la cavalerie Française
de Montaigu recule à son tour.
Poursuivie
sans lui laisser le temps de se reprendre, elle est rejetée
sur l’infanterie où elle répand un vent de panique.
Avec peine, Montaigu
réussit à empêcher sa division de se débander
tout entière.
Puis il parvient à contenir les Autrichiens et à se retirer
en bon ordre.
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Il ne s’agit pas
ici d’une défaite au sens propre du terme. Jourdan, en bon
stratège avait prévu cette éventualité. Il
convient simplement de réduire la longueur du front à défendre.
Conformément à ses ordres Montaigu replie donc une partie de
ses troupes sur Marchienne-au-Pont, l'autre venant soutenir Daurier comme nous
l'avons vu plus haut.
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Pour éviter
d’être tourné, il a pris soin de faire envoyer des
troupes pour préparer son arrivée à ses nouveaux
emplacements.
Ces dernières ont pour mission de replier les pontons que les français
avaient mis en en place pour le passage de la Sambre et d’établir
des batteries d’artillerie sur la rive droite de la Sambre pour
entraver toute tentative de passage. |
Mais cela ne suffira
sans doute pas. Le général Kléber, dont la division
est placée en réserve de cette aile du champ de bataille
mais est le plus éloigné de Daurier, doit intervenir.
Un détachement de cavalerie et d’artillerie est envoyé
de toute urgence.
Ce renfort Français
arrive trop tard. La percée de Latour est déjà trop
importante et le détachement de Kléber ne peut que constater
le recul.
Le succès
de Latour sur la gauche avait été prévu et anticipé par
Jourdan.
Sachant l’aile droite de l’armée autrichienne très écartée
du centre et de la gauche, il a compris que cette aile de son adversaire ne
devrait compter que sur ses seules forces. Jourdan a donc choisi d’affaiblir
la gauche de l’armée Française pour renforcer la droite
et le centre de son armée.
Le calcul est loin d’être
mauvais. Bien que l’avantage du nombre soit du côté autrichien,
ce dernier a engagé dans cette zone une partie de son armée
contre une seule division Française.
Dans sa poursuite des éléments
de la division Montaigu, Latour s’est certes emparé des bois
de Monceaux. Puis il a fait canonner Marchienne-au-Pont où s’est
retranchée la division Française en retraite.
Mais son avance est arrêtée.
Qui plus est, la position autrichienne est loin d’être confortable.
Le prince d’Orange, bloqué par Daurier n’a pu déboucher à Rus
et piétine autour de Fontaine l’Evêque. Il ne peut donc être
d'aucune aide à Latour qui s’est enfoncé dans les défenses
françaises mais est trop faible pour forcer le passage sur la rivière
Piéton.
Malgré cela,
Latour pense pouvoir conserver son avantage le temps que la situation de
sa droite ne se débloque.
C’est compter
sans l'intervention de Kléber.
Même s'il est arrivé trop tard pour repousser les autrichiens
sur leur base de départ, sur les ordres de Jourdan, Kléber
s’est emparé des hauteurs de Piéton et y a fait placer
des batteries d’artillerie pour appuyer la résistance des
troupes Françaises dans Marchienne.
Ces pièces foudroyent les troupes Autrichiennes de Latour.
Pour compléter son dispositif, Kléber ordonne, au chef
de brigade Bernadotte,
de prendre Baymont (entre Jumet et Dampremy) avec quelques bataillons
Français
et de s’y installer.
Cette
double action a le succès que Kléber en attendait. |
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Le feu
des batteries françaises, auquel tentent vainement de répondre
les batteries Autrichiennes, est si efficasse qu'il désorganise les
troupes de Latour.
Constatant ce soudain
fléchissement, Kléber ordonne alors un dernier effort.
Bernadotte, se glissant à travers les positions de la division Montaigu,
attaque la droite de Latour, la repousse et la poursuit dans les bois de Monceaux.
Kléber, lui-même,
attaque la gauche de Latour et la fait tourner par la brigade
de Duhesme qui file en direction de Courcelles. |
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Privé de l’appui
du prince d’Orange, Latour qui s’est engagé trop loin
du centre de l’armée Autrichienne, menacé d’être
encerclé par les forces que Kléber a rassemblé contre
lui, juge sa résistance inutile et bat en retraite.
Il est
alors quatre heures du soir et les troupes Autrichiennes se retirent par
les hauteurs de Forchies,
puis sur le camp de Haine-Saint-Paul et Chapelle-lez-Herlaimont.
Durant toute la durée
de ces combats, le centre de l’armée autrichienne n’est
pas resté inactif.
Le second corps du général Cobourg formant le centre de l’armée
Autrichienne et placé sous le commandement du général
Quasdanowich a manœuvré sur la route de Bruxelles et s’être
emparé de Frasnes-lez-Gosselies.
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Arrivées à ce
point, les troupes de Quasdanowich se sont placées en
bataille en avant de la cense du Grand-Champ. |
Quasdanowich a pour mission
de foncer plein sud sur la forteresse de Charleroi en balayant toute opposition
au passage.
Mais entre lui et son but se trouve la division du général Morlot.
Ce dernier, attentif au mouvement de l’ennemi, a fait avancer des troupes
pour s’y opposer.
Celles-ci ont reçu l’ordre de marcher par les postes de Thiméon
et de Mellet pour prendre l’ennemi de flanc. Pendant ce temps, Morlot
lui-même attaquera Quasdanowich de front.
Mais
les troupes Françaises ne sont pas assez rapides.
Quadanowich, lançant une attaque rapide sur sa droite, repousse
les troupes Françaises hors de la cense de Brunchaud, s’y installe,
sur les hauteurs, et canonne à toutes volées la division
française qui se trouve postée en avant de Gosselies. |
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La réponse de
l’artillerie française, retranchée dans les redoutes
qu’elle avait préparé, est immédiate et si efficace
que Quadanowich hésite à faire avancer sa troupe et prolonge
le barrage d’artillerie.
Les deux partis restent donc ainsi à se foudroyer jusqu’au soir.
Sur la gauche de
Quadanowich, la situation est toute autre.
S’attendant à une puissante poussée sur ses positions,
le général Championnet a placé six escadrons de cavalerie
en avant de ses lignes près de la Cense de Chassart.
Dès les premiers instants, ces troupes sont obligées de se retirer
vers le gros des troupes Françaises retranchées entre Saint-Fiacre,
Heppignies et Wangenies poursuivies par les troupes de Kaunitz.
 |
Arrivé à hauteur
de Saint-Fiacre, le prince de Kaunitz fait ranger en bataille
le troisième
corps autrichien.
Malgré la pluie de mitraille qui s’abat sur eux, Kaunitz semble
décidé au combat.
Comprenant qu’il va être attaqué, Championnet réagit
rapidement.
Il envoye huit escadrons Français pour tourner l’ennemi du
côté de Wangenies. |
Cette manoeuvre réussit
tellement bien que, menacé d’être enveloppé,
Kaunitz fait battre en retraite et n’ose pas se porter à l’attaque
des retranchements Français.
Il se contente de répondre, artillerie pour artillerie, aux continuelles
canonnades des Français.
Kaunitz semble attendre l’issue des attaques des autres corps autrichiens
pour se décider.
Echec à droite,
immobilité au centre, le sort de la bataille va donc dépendre
des succès de la gauche autrichienne, aux ordres de Beaulieu.
Or Kaunitz est informé que le général Beaulieu, aux prises
avec la droite de l’armée Française, poursuit de violents
combats dans son secteur et se flatte de remporter un avantage décisif.
 |
Beaulieu, qui commande
le cinquième corps de l’armée Autrichienne, est
parti des environs de la ferme du Fayt près de Wanfercée.
Ses tirailleurs ont immédiatement engagé le combat avec ceux
du général Marceau postés dans et autour des villages
de Wanfercée, de Velaine et de Baulet.
Un instant bloqués, les tirailleurs autrichiens prennent rapidement
l’ascendant et s’emparent des postes de Baulet, de Velaine
et du bois de même nom. |
Le combat est opiniâtre
mais même si les deux camps refusent de céder à l’autre,
les troupes françaises sont obligées de se retirer dans les
bois Copiau, à l’abri des retranchements préparés.
Pour les autrichiens, la surprise est mauvaise.
Pensant avoir déjà accompli une partie de la tâche, ils
réalisent soudain qu’il ne s’agissait que de les retarder.
Une nouvelle fois, les Français réussissent à arrêter
un long moment les autrichiens en avant de leurs retranchements.
| Une colonne autrichienne
trouve la solution. Celle-ci a pénétré par la
pointe du bois, conduisant à la Cense de la Maison Rouge et
les Français sont sur le point d’être pris au piège.
La position, trop faible pour résister seule, doit être évacuée. |
|
La fuite est de courte
durée puisque l’infanterie Française se regroupe dans
Lambusart, tandis que la cavalerie Française se rallie en avant
du village pour couvrir l’installation des troupes.
Alors que les rangs de la cavalerie Française ne sont pas encore formés,
celle-ci est chargée par la cavalerie Autrichienne.
L’infanterie française, toujours en pleine installation, voit
avec désespoir sa cavalerie repoussée en arrière du village.
Heureusement, une batterie d’artillerie a couvert ce recul évitant
qu’il ne se transforme en débandade.
L’espoir est de courte durée, une seconde charge de quatre escadrons
autrichiens repousse une nouvelle fois la cavalerie française qui trouve
cette fois refuge au milieu de l’infanterie française.
 |
Marceau qui se flattait
que sa cavalerie tiendrait davantage dans cette dernière position
est sur le point de perdre la partie.
Le découragement s’est emparé de cette dernière.
Chargée de nouveau par quatre escadrons postés non loin de
Lambusart, la cavalerie française se laisse culbuter sur l’infanterie
Française. |
 |
La situation
est sur le point de dégénérer et Marceau est
obligé de venir lui-même ranimer le courage de ses troupes.
A sa voix,
les Français se ressaisissent. L’infanterie, formées
en carrés, supporte le choc permettant aux cavaliers français
de reformer leurs lignes. Tandis que l’artillerie, placée dans
Lambusart, pilonne les escadrons qui s’approchent.
|
L’attaque autrichienne
hésite, puis s’arrête.
Puisque l’attaque frontale n’atteint pas les résultats escomptés;
comme quelques temps plus tôt dans le bois Copiau, les troupes autrichiennes
vont tenter de tourner une fois de plus les défenses françaises.
Cette réorganisation
du front demande du temps et le combat s’arrête une temps.
Jourdan conscient de la manœuvre que prépare Baulieu se prépare
lui-aussi en conséquence.
Hatry,
dont la réserve d’infanterie se tenait sur Ransart, reçoit
l’ordre d’unir ses forces à celles du général
Lefebvre pour soutenir Marceau.
|
|
Pour renforcer
son dispositif, Jourdan ordonne également au général Dubois
et à sa
cavalerie de réserve de se porter entre Wangnies et d’Heppignies.
Pour Jourdan, il semble
clair en cette seconde que le sort de la bataille se jouera dans cette
zone.
Les troupes sont encore en mouvement lorsque Beaulieu qui a appelé à lui
des renforts relance son attaque sur Lambusart.
Un temps,
l’infanterie
française résiste mais la cavalerie, chargée par plusieurs
escadrons, ne se montre pas à la hauteur de la tâche et s'éparpille.
A la vue
de la fuite subite de la cavalerie, les fantassins s’imaginent
que tout est perdu et fuient à leur tour en désordre vers
le Pont-de-Loup, afin d’y repasser la Sambre.
In extremis, Marceau
a cependant, réussi à retenir quelques bataillons.
Réunis, sous son commandement, à six autres bataillons que viennent
de lui envoyer Lefebvre et Hatry, Marceau poste ce petit corps dans les haies
et dans les jardins de Lambusart.
Soutenu par le feu de l’artillerie Française, Marceau réussit à contenir
les Autrichiens à les empêcher de déboucher du village
de Lambusart.
 |
Toutefois,
quelques escadrons autrichiens, que Beaulieu s’était hâté de
faire filer le long de la Sambre, se présentent devant Charleroi
pour y découvrir que la place forte est aux mains des Français.
|
Accueillies à coup
de canons, ces troupes n’ont d’autres solutions que de
s’en retourner porter la nouvelle. |
|
Tandis que Beaulieu
réussit à rejeter Marceau de sa position de Lambusart, le
général Lefebvre défend avec succès celle qu’il
occupe en arrière de Fleurus.
Ce
dernier corps, attaqué par le quatrième corps de l’armée
autrichienne placé sous le commandement de l’archiduc
Charles, défend une ligne qui va de Fleurus à Heppignies
en passant par Wangenies.
D’abord obligé de faire replier ses avant-postes
du village de Fleurus, Lefebvre concentre ses forces entre Heppignies
et Wangenies. |
|
Vainement, les Autrichiens
essayent de forcer de front les retranchements français.
La manœuvre ayant échoué, a deux reprises, le prince Charles
tente de déborder les retranchements français par la droite.
Nouvel échec !
Les Français, bien préparés, bien retranchés, ne
se laisseront surprendre par aucune manœuvre.
 |
Il
va falloir les affronter de face et emporter leurs défenses
de haute lutte.
Trois fois les Autrichiennes arrivent jusqu’à portée
de pistolet de la ligne française, trois fois ils sont repoussées
par la mitraille et la mousqueterie française.
|
Pour ajouter à la
confusion qui règne déjà dans leurs rangs, chaque
fois que les troupes autrichiennes tournent le dos pour reformer leurs
rangs, elles sont aussitôt chargées par les régiments
de cavalerie que Lefebvre fait déboucher du camp par des passages
aménagés avant le combat.
Découragé par
le peu de succès de ses attaques, menacé d’être
battu et poursuivi, le prince Charles à court de ressources fait
un mouvement sur sa droite pour se réunir au prince de Kaunitz.
Mais alors que Lefebvre
se prépare à tirer parti de cet avantage et s’apprête à sortir
de ses retranchements pour poursuivre l’ennemi en retraite, la nouvelle
de l’échec de Marceau parvient jusqu’à lui en
même temps que les ordres de Jourdan de se porter au secours des
troupes de Lambusart.
L’instant est critique,
le succès de la journée dépend maintenant presqu’entièrement
de l’attaque sur Lambusart.
La retraite de Marceau met le flanc droit de l’armée française à découvert.
Si le prince Charles, au lieu de se retirer, profite de cette occasion pour
reprendre l’initiative, il est probable que Lefebvre sera dans l’incapacité de
résister.
Lefebvre mesure à sa
juste mesure le danger qui le menace. C’est sur deux fronts maintenant
qu’il doit contenir les attaques autrichiennes.
La première priorité étant de récupérer
le terrain perdu sur Lambusart, Lefebvre y fait expédier des tirailleurs.
De même, il fait établir une batterie de douze pièces d’artillerie
sur les hauteurs du village.
L’espoir est que l’arrivée de ces renforts va permettre à Marceau,
toujours retranché dans les haies du village avec quelques unités,
de résister à l’assaut.
Si
en cette seconde, Cobourg avait eût l’idée de rassembler
toutes ses forces et de tomber sur les Français, il aurait décidé du
sort de la journée.
Bien des années plus tard Jourdan lui-même reconnaîtra qu’en
cette seconde la victoire aurait pu lui échapper.
Mais Cobourg reste fidèle à son système d’origine.
Beaulieu lui-même
est conscient de l’importance du rôle qu’il joue dans
la bataille en cours. Il sait parfaitement que réussir à disperser
les troupes qui occupent Lambusart obligerait l’ensemble des troupes
françaises à la retraite.
Avec opiniâtreté, il tente donc de forcer les retranchements de
Lambusart.
Arrêté dans
ce mouvement par les bataillons et l’artillerie de Marceau, Beaulieu
appelle à son aide la colonne du général Scmerzing
et une partie des troupes commandées par le général
Zapf.
Pour dissimuler
aussi longtemps que possible leur avance, les troupes de Schmerzing
et de Zapf profitent, autant que possible des replis du terrain.
Elles ont pour espoir de surgir au dernier instant et de prendre à revers
les retranchements français.
Mais à ce moment, les détachements envoyés par
Lefebvre pour soutenir Marceau font leur apparition et croisent leur
route. |
|
Immédiatement,
les colonnes autrichiennes arrêtent leur marche et presque aussitôt
un terrible feu de mitraille, provenant des retranchements français,
s’abat sur elles. Tout espoir de surprise est ruiné. Les colonnes,
fortement malmenées et subissant de lourdes pertes, se retirent
en hâte.
Une nouvelle fois, la victoire échappe à Beaulieu.
Mais il ne se décourage
pas pour autant.
Dans le but de distraire une partie des troupes françaises de sa zone
de combat, Beaulieu a sollicité le prince de Kaunitz et l’archiduc
Charles afin qu’il attaquent vigoureusement les Français sur d’autres
points.
Pendant ce temps, Beaulieu,
décidé à tout tenter pour réussir, réunit
toutes ses divisions pour les réorienter vers les retranchements
de Lefevbre.
Beaulieu est à nouveau à deux
doigts de réussir à prendre le camp de Lefevbre par le flanc.
Mais, malgré la
rapidité d’action de Beaulieu et bien qu’il ait essayé de
dissimuler celui-ci dans les replis du terrain, Jourdan, attentif, a anticipé le
mouvement.
La plus grande partie de la division de Hatry a été expédiée
au secours de celle de Lefebvre et des unités de Marceau avec comme
objectif final de rejeter les Autrichiens de Lambusart.
Beaulieu de son côté est
tellement convaincu de tenir maintenant la victoire à sa portée
qu’il a déjà envoyé des unités pour prendre
le contrôle des passages de la Sambre afin d’empêcher
les vaincus de traverser cette rivière.
Mais les choses ne se
déroulent pas aussi bien que prévu.
Les troupes autrichiennes qui débouchent du village sont taillées
en pièce par le feu roulant de l’artillerie et des mousquets français.
En outre, les Autrichiens sont en permanence harcelés par les troupes
légères françaises cachées dans les jardins et dans
les haies.
Renforcé par les
détachements d’Hatry, Lefebvre décide la contre-offensive.
Les soldats Français
se jettent avec furie sur les autrichiens, les culbutent et les chassent
de Lambusart. Mais les Autrichiens se rallient en arrière du village
et reviennent à la charge.
Pendant ce temps, les
princes Charles et de Kaunitz, sollicités par Beaulieu, sont repassés à l’action
après leur premier échec.
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Prévenus
du succès promis par le général Beaulieu, les
deux généraux ont choisi de s’attaquer à la
division de Championnet dans Heppignies.
La position semble,
pour le moins, difficile à emporter
Les troupes françaises se trouvent à l’abri derrière
de forts retranchements.
Ces derniers sont en outre appuyés à une redoute armée
de 18 pièces d’artillerie lourde, le tout soutenu par la
réserve de cavalerie française et quatre compagnies d’artillerie
légère.
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Comme cela était
prévisible, les troupes françaises résistent à toutes
les attaques des colonnes Autrichiennes de Kaunitz et du prince Charles.
Alors que tout sourit
aux troupes françaises, une rumeur sans fondement se répand
dans la troupe et les officiers.
Selon celle-ci, Lefebvre, battu, aurait été forcé d’abandonner
sa position.
Craignant d’être pris entre deux feux, Championnet ordonne la retraite.
La grande redoute, et
ses lourdes pièces, est désarmée en premier et la
tête de la colonne de Championnet commence à déboucher
du village quand Jourdan arrive accompagné de six bataillons et
deux régiments de cavalerie du général Kléber.
Surpris autant qu’effrayé d’une
manœuvre dont il comprenait pas le sens, Jourdan a préféré venir
lui-même s’assurer des causes de ce mouvement imprévu.
Il sait qu’heppignies évacué, il ne faudra plus que peu
de temps avant que le front tout entier ne se rompe.
Un instant le général hésite. Dans l’état
de nervosité de ses troupes, alors que l’évacuation est
déjà largement entamée, un contrordre peut se révéler
aussi grave de conséquences que la retraite.
Ce n’est que lorsqu’il est informé par Championnet lui-même
de la cause de ce départ que Jourdan prend son parti.
Il sait avec certitude que la division Lefebvre tient toujours et ordonne à Championnet
de faire revenir l’artillerie dans l’enceinte de la grande redoute
et de reprendre au pas de charge la position abandonnée par les troupes.
Pour parer au plus pressé et laisser le temps à Championnet de
se réinstaller, Jourdan lui-même se place à la droite d’Heppignies à la
tête des six bataillons, disposés en colonnes serrées,
qu’il a amené avec lui.
Les événements
vont alors s’enchaîner de manière rapide.
Pendant que Beaulieu, qui a regroupé ses troupes en arrière de
Lambusart, opère sa jonction avec les troupes de Kaunitz et de l’archiduc
Charles.
Ces derniers, qui se sont aperçus du mouvement de Championnet, se sont
emparés des haies et des jardins d’Heppignies.
Ainsi, au moment même
ou Beaulieu lance sa manœuvre contre le village de Lambusart, les
trois colonnes Kaunitz et de l’archiduc Charles s’avancent
majestueusement en bataille sur deux lignes dans la plaine allant d’Heppignies à Wangenies.
Pour soutenir l’attaque, les autrichiens ont décidés d’approcher
autant que possible leur artillerie. Les pièces, masquées par
ces dernières, accompagnent les colonnes autrichiennes.
Le combat qui va se livrer sera décisif.
Jourdan a donné ordre aux soldats Français de ne faire feu que
lorsque les Autrichiens seront parvenu à demi-portée de canon.
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A l’instant
dit, l’enfer se met à dégorger ses flammes dans
nos plaines.
Le feu
de la grande redoute et celui de quatre compagnies d’artillerie
légère jettent la mort et la confusion dans les rangs
Autrichien.
Deux fois, les troupes de Kaunitz et de Charles reviennent à la
charge, deux fois elles sont repoussées avec d’immenses
pertes.
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La dernière attaque
Autrichienne est la plus terrible. Irrités par les obstacles, rendus
furieux par la résistance de leurs adversaires, les Autrichiens « bravent
le danger avec une impassibilité que ne surpasse point la bouillante
valeur des Français ».
Les artilleries tirent
de part et d’autre avec tant de vivacité qu’il est impossible
de distinguer les coups. Les obus enflamment les blés, des maisons
brûlent, des caissons d’artillerie touchés explosent
en provocant un bruit assourdissant.
Le camp français est enveloppé d’un nuage de flammes et
de fumée.
On se bat dans une plaine en feu.
Le spectacle est apocalyptique et terrifie les hommes.
La peur commence à envahir les rangs français.
Certains commencent à exiger la retraite.
La réponse de
Jourdan qui sait pertinemment ce que signifierait pour lui la défaite
est claire.
« Non, point
de retraite aujourd’hui ! Nous retirer quand nous pouvons combattre!
Non, non, point de retraite ! La victoire ou la mort»
Ces mots célèbres,
dont on peut malgré tout douter qu’ils aient été prononcés
tels quels, galvanisent les troupes.
Dans un dernier effort, les soldats Français se précipitent sur
les Autrichiens et les mettent en déroute.
La légende veut que dans les rangs, les paroles « La victoire
ou la mort » constituèrent le cri de la victoire.
Battus, le prince de
Kaunitz et l’archiduc Charles fuient le champ de bataille poursuivis
mollement par le général Dubois.
Kaunitz
et l’archiduc
sont défaits, un sort semblable attend Beaulieu.
Si au premier choc, ses troupes ont repoussé celles de Lefebvre et ont
réussi à reprendre
le village de Lambusart.
La contre-offensive de Lefebvre, menée à la baïonnette,
les en a chassé à nouveau.
Malgré une résistance farouche, Beaulieu, lui-même touché à la
jambe par un boulet français, doit évacuer le village.
Il était six heures
du soir, la déroute autrichienne est générale, il
est temps pour le prince de Cobourg d’ordonner la retraite.
Pour éviter que
la défaite ne se transforme en désastre, le prince de Kaunitz
est chargé de protéger la fuite. Il s’acquittera de
cette tâche bien mieux que de son autre mission, la poursuite par
la cavalerie française s’arrêtera à Saint-Fiacre
où les hussards autrichiens et plusieurs carrés d’infanterie
se sont installés.
Suite à la bataille,
l’armée autrichienne se dispersa. Une partie se retira sur
Nivelles et sur Roeulx. Le gros de l’armée se dirigea sur
Mont-Saint-Jean à l’entrée de la forêt de Soignes.
Pour finir, la gauche de l’armée se retira vers Genappe et
Gembloux.
En guise
de conclusion
De toutes les "batailles
de Fleurus", celle-ci est incontestablement celle portant le plus
mal son nom tant les combats dépassèrent largement les
bornes strictes de notre entité.
Toutefois, c'est bien chez nous que se joua l'acte le plus décisif de
ce combat et c'est à ce titre, sans doute, que le nom de Fleurus apparait
sur l'Arc de Triomphe de Paris.
Un dernier
point mérite notre attention.
Comme nous avons
pu le constater dans ce texte les combats du 26 juin 1794 furent d'une
extrême violence. Toutefois le Général Jourdan n'admet
la perte que de 6000 hommes alors que les Autrichiens avouèrent
une perte de 10 000 hommes dont 3 000 prisonniers.
Les chiffres avancés
du côté français semblent étonnament faibles.
Jourdan et les politiques du temps auraient-ils dissimulé au peuple le véritable
coût humain de cette journée ?
Ce document n'est
qu'une interprétation de l'histoire de cette bataille réalisée
en fonction des documents en notre possession. Nous serions heureux d'accueillir
sur nos pages, tout les éléments susceptibles d'éclairer
notre compréhension de l'histoire de cette bataille.
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