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Documents cartographiques rares

Au cours des années et via des recherches effectuées pour des expositions qu’il a organisées, l’OCTF est entré en possession de différentes cartes rares. Ces cartes concernant la région de Fleurus ont été prêtées par des collectionneurs privés, il a été indispensable d’en assurer la digitalisation avant de les restituer.
Dans un but éducatif ces documents sont aujourd’hui mis à votre disposition au sein de notre site.

Toutefois afin de ne pas alourdir inutilement le téléchargement de ces documents souvent de très grande taille, ils ont pour la plupart été redimensionné à plus ou moins 50% de leur taille d’originale. Toutes les cartes font ainsi une taille en largeur de maximum 4000 pixels.

Les cartes de la bataille de 1690

Cette première victoire française de Fleurus est paradoxalement la plus cartographiée des trois. S’étant déroulée sur notre territoire, cette victoire a été décrite en détail au travers des cartes du chevalier de Beaurain.

L’OCTF possède actuellement les reproductions de 4 planches du livre du Chevalier qui en compte plus de 60, selon nos informations.

Si vous possédez l’une ou l’autre planche de cet ouvrage et êtes prêt à les mettre à la disposition du grand public via notre site, n’hésitez pas à nous contacter.

Cette carte du Chevalier de Grandmont est une rareté propriété de la ville de Fleurus et actuellement exposée dans la salle où se réunit le Conseil communal de Fleurus.

 

Les cartes de Ferraris et leurs descendantes
Dans les années 1775 à 1785, à la demande de l’Empereur d’Autriche, le cartographe Ferraris établit un décompte précis des possessions de l’Empereur. Fleurus et les communes environnantes font parties de ces biens. La carte présentée ci-après n’est qu’un infirme partie des documents en possession de l’OCTF. Dans les grandes lignes, les documents, consultables dans les bureaux de l'OCTF,couvrent les territoires allant de Mons jusque Liège et de Beaumont à Bruxelles.

Après le passage de nos territoires sous domination française, une cartographie revue et corrigée est établie pour l’usage essentiellement des armées par un dénommé Capitaine.
Ces cartes serviront de base durant plusieurs dizaines d’années aux documents relatifs à notre région. Ainsi les cartes de Chanlaire présentées ici ne sont que des évolutions de ces documents.
Ce sont les cartes de Capitaine qui seront utilisées par les généraux de Napoléon durant la campagne de 1815.

carte charleroi LOW

Datant de la même époque (entre 1818 et 1822), nous vous porposons ci-dessous plusieurs cartes issues de la cartothèque de l'Université de Philadelphie, les cartes Philadelphia Sinclair.
Ces cartes sont les seules, à notre connaissance, à donner une vision à différentes heures de la journée de la campagne de Belgique de 1815 et, notamment des bataille de Ligny/Fleurus et Waterloo.
A ces cartes s'ajoutent en plus une carte partielle de la Belgique en 1815 où les positions des troupes françaises, prusiennes et anglaises sont détaillées.

Ces cartes étant un peu complexes à déchiffrer, malgré leur excellente résolution, nous les présentons accompagnées d'un report sur un plan Popp de 1872.

Les positions des troupes y gagnent en clarté.

carte ligny 2h45 LOW                                      
Field of Ligny 3/4 past 2 o'clock (2 h 45)   Report sur carte Popp
 
Field of Ligny 1/2 past 8 o'clock (8 h 30)   Report sur carte Popp (les positions initiales apparaissent en transparence)

 Quant la carte des positions avant le début des hostilités.

La voici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La collection de l'université américaine présente aussi plusieurs cartes répondant au même principe (plusieurs heures de références) en ce qui concerne la bataille de Waterloo.

En voici un exemple.

 

 

 

 

Les cartes belges

L’indépendance de la Belgique et la nécessité de développer l’économie du pays, pour en assurer la survie, poussent les nouveaux tenants du pouvoir de notre région à redéfinir la géographie de notre pays.
Dans une premier temps, notre pays va d'abord continuer à améliorer les cartes anciennes.
Ainsi, cette page du Grand Atlas de Belgique où l’on sent clairement l’influence des documents anciens.

 

 

 

 

Les cartes Vandermaelen constitueront les premiers documents fiables en matière de cartographie purement "belge".
Ainsi, plus particulièrement, le second document, repris ci-dessous, qui reprend l’ensemble des concessions minières de la région de Charleroi.

Le premier de ces documents (àa gauche) est daté de 1850, le second (à droite) de 1848.

Si les cartes belges sont parmis les plus précises de leur temps, d'autres cartes, à usage plus spécifique, existent également.
Parmis ces carte les plus importantes on peut citer les matrices cadastrales sans lesquelles la possession des terres seraient difficiles à établir.

Voici deux exemples fort différents de cartes de ce genre.

Le premier de ces documents est daté de 1775 et a été établi lorsque l'ouverture de la chaussée de Charleroi a été décidée.

   

 On notera sur ce document plusieurs éléments des plus intéressants.

Le fait que, pour étendre la chaussée de Charleroi, différents bâtiments présents alors ont du être détruits.
Le fait que des portes de ville, dont l'existence nous était connue mais que personne n'a jamais pu décrire, son physiquement représentées.
Le fait que les bâtiments de la ville s'arrête au niveau de l'église et que la ville s'est bien, à l'origine, développée en suivant les axes routiers.
Ceci explique également pourquoi le sud de la ville et particulièrement la rue de Namur (aujourd'hui, rue Joseph Lefevre) fut jusque avant la seconde guerre mobiale un quartier commerçant.
L'absence du Château de la Paix. La ferme de la Paix porte elle le nom de "Cense le Comte".
La présence de l'église des Récollets.
La présence d'un puits (comblé à la fin du 19ème ou au dépuis du 20ème siècle) sur la grand place (Place Albert 1er).

D'autres détails sont également visibles, à vous de les trouver...

 

 Le second document est un extrait de la matrice cadastrale de 1850 et nous donne une vision nette du centre de Fleurus à cette période.

  Plusieurs éléments intéressants à nouveau.
La halle au grains, détruites pour construire l'hôtel de ville en 1903, est bien présente.
Le chevet de l'église n'a pas encore été modifié (ceci aura lieu vers 1880) et a encore la forme bizarre des origines.
La cours Saint-Feuillen est bien plus construite que ce que nous connaissons aujoud'hui.
Le bâtiment du Collège communal (à côté de la halle aux grains) existe tourjours. Il disparaîtra lui aussi lors de la construction de l'hôtel de ville.

 

Pour en terminer, une carte datant de la fin du 19ème siècle et présentant les concessions minières du Bois de Soleilmont où se situe aujourd’hui la Forêt des Loisirs.

 

 

Vous trouverez d’autres documents anciens rares dans la section consacrée à Napoléon et la campagne de 1815.

Les cartes Chanlaire-Capitaine présentée sur cette page sont disponibles dans leur intégralité sur le site cartographique de la région wallonne.

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