OCT-Fleurus-logo

Petit résumé sur l'histoire de l'entité de Fleurus

 

L'histoire de Fleurus, ou l’exemple évident

  

L'Histoire telle qu'elle est enseignée aux enfants semble être une chose inaltérable, immuable.

Un instrument de mesure précis et objectif du passé.

La réalité est différente. L'histoire, comme toute chose humaine, est fluctuante.

Les ennemis d'hier sont les alliés d'aujourd'hui et les amis de demain.

L'histoire de notre Europe en est la plus flagrante des démonstrations.

L'histoire de Fleurus, un évident exemple.

L'histoire de la cité et des communes qui l'entourent commence quelques millénaires avant notre ère. Située sur l'un de ces chemins de migration qui permirent à nos ancêtres de conquérir peu à peu l'espace européen, l'entité de Fleurus a probablement été habitée dès 5.000 avant JC.

Mais ce n'est que du premier siècle avant JC, à l'époque de l'invasion romaine menée par César et de la romanisation du territoire, que datent les traces d'occupation les plus anciennes.

Notamment la chaussée romaine, qui borde l'entité au nord, et plusieurs anciens sites romains.

Ainsi, les fermes de Martinrou et de la Baraque qui furent probablement fondées à cette époque.

Si ces invasions furent dramatiques pour nos ancêtres, elles n'en constituèrent pas moins le socle sur lequel un nouveau monde allait pouvoir se construire. Dès cette période la localité de Fleurus prend une importance que la christianisation du pays ne démentira pas.

Elle devient un centre d'évangélisation et est choisie comme chef-lieu d'un vaste doyenné.

La première mention historique de la ville date de 977.

Les chroniques d'une abbaye proche rapportent que le fondateur de ce monastère est décédé à Fleurus.

Dans le cours du Moyen Age, Fleurus se développe. Cité tranquille, commerçante et travailleuse, elle a obtenu de son seigneur un privilège rare qui n'était alors accordé qu'aux plus grandes cités; devenir une ville franche.

Le développement du commerce éveille bien souvent la convoitise des militaires de passage mais la cité ne juge pas nécessaire pour autant de s'entourer de murailles.

Au cours des siècles, elle paiera chèrement ce choix.

Entre 1333 et 1707, la ville est pillée, incendiée et sa population décimée à 20 reprises

C'est que très bien située, au départ de la vallée de la Sambre, sur une voie de pénétration naturelle en venant d²u sud, la ville occupe une position frontalière clef.

On préfère donc souvent la détruire plutôt que la laisser intacte aux mains de l'ennemi.

C'est dans ces événements que l'on retrouve l'origine des nombreuses caves et souterrains qui minent le centre ville. Quel meilleur moyen de protéger ses biens que de les dissimuler sous terre à l'abri des regards ?

Au cours du 17ème siècle, l'apparition de la France au premier plan des puissances européennes va peser de tout son poids sur notre histoire locale.

Fleurus n'est plus une cité quelconque. Si la place forte de Charleroi est sensée interdire l'accès aux plaines brabançonnes dans un sens et au nord de la France dans l'autre, Fleurus et ses environs sont le seul lieu propice aux affrontements de grande envergure.

En 1690, 1794, et 1815, c'est dans nos plaines que la France va jouer certains des actes les plus dramatiques de son histoire !

Le Maréchal de Luxembourg pour le compte d'un Louis XIV au faîte de sa puissance, le Général Jourdan qui sauvera ici la révolution française, Napoléon Bonaparte enfin qui remportera ici la dernière victoire de son exceptionnelle destinée.

Si toutes ces guerres furent terribles et apportèrent douleurs et peines à nos ancêtres, elles eurent un effet inattendu sur nos populations.

Chaque nouvelle vague d'envahisseurs ou de libérateurs a laissé derrière elle des « scories » de son passage. Soldats blessés abandonnés, déserteurs, enfants nés d'amours passagères.

Il coule dans les veines de chacun d'entre nous un peu de sang français, allemand, autrichien, espagnol, italien, anglais et américain…

Terre marquée dans son inconscient par les luttes violentes, riche en charbon, c'est presque naturellement qu'à la fin du 19ème siècle, la cité va devenir l'un des viviers de l'internationale socialiste et de la contestation sociale visant à obtenir pour les travailleurs de meilleures conditions de vie.

C'est des cabarets et guinguettes de Fleurus que partirent les colonnes de travailleurs grévistes qui, en 1886, détruisirent plusieurs usines de la région avant d'être violemment arrêtées aux portes de Charleroi par les milices bourgeoises.

Plusieurs dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants furent blessés ou tués lors de ces affrontements. Mais rien ne pouvait plus désormais arrêter le mouvement d'évolution qu'ils ont mis en branle.

Si les première et deuxième guerres mondiales ont peu touché nos populations, c'est que la guerre a changé de nature.

Se battre pour la possession de quelques villes, aussi symboliques soient elles, n'a plus de sens.

Les armées mécanisées, gigantesques, engagées dans des batailles à l'échelle d’un pays, visent les centres économiques vitaux de l'adversaire.

A l'issue des deux conflits mondiaux, le monde a changé. La globalisation des économies est en cours.

Dès les années 60, le commerce et l'exploitation du charbon sur lesquels fut construite la première «union européenne » et une grande part de la richesse wallonne, sont en voie de disparition.

Dans les années 80, le dernier charbonnage wallon « le Roton », où beaucoup de travailleurs de notre entité travaillaient, ferme ses portes.

Touchée de plein fouet par la disparition des industries lourdes de Wallonie, notre entité connaît alors l'une des périodes les plus difficiles de son histoire.

Au cours des années 90, la lente renaissance de notre économie va être permise par ce qui fit durant plusieurs siècles le malheur de nos contrées : sa position de carrefour de l'Europe.

Fleurus a su se doter de plusieurs parcs industriels qui accueillent des industries de pointe.

Elle a accepté l'extension sur son territoire du Brussel South Charleroi Airport, en passe de devenir le plus grand aéroport régional de Wallonie. Elle a encouragé sur son territoire le développement de voies de communications rapides, par le rail ou la route.

Elle s'est intégrée enfin dans le processus de développement durable issus du plan Objectif 1 de la Commission européenne au travers de son projet de « Forêt des Loisirs ».

Grâce à cet équipement, l'Office Communal du Tourisme Fleurusien (OCTF) a pu ancrer son action sur deux éléments fondamentaux de la richesse locale: la forêt des Loisirs du bois du Vieux-Campinaire à Fleurus et la mise en évidence du patrimoine historique de notre entité.

Si les hasards géographiques et géologiques ont fait tout à la fois la fortune et l'infortune de Fleurus durant des siècles, la naissance de l'Europe, la réconciliation entre les nations, la prise de conscience du problème majeur de l'écologie offrent à notre entité l'opportunité de communiquer sur son exemple et son expérience.

En ce début de millénaire où se joue l'avenir de notre planète, Fleurus, autrefois terre martyre de la construction européenne et de l'industrialisation à outrance a l'opportunité de s'engager, avec quelques espoirs de succès, dans la lutte pour une meilleure compréhension entre individus d'horizons différents et pour la sauvegarde du patrimoine naturel.

ImprimerE-mail

Un patrimoine touristique,

historique et naturel...

Se restaurer & se loger

Nous contacter

OCT-Fleurus-logo-contact

Rue de la Virginette, 2
6220 Fleurus

Tél. 071.88.50.72 Fax 071.888.533

Nous contacter